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Thread: Le nucléaire français de l'après-fukushima

  1. #1
    Orlovi Power
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    Default Le nucléaire français de l'après-fukushima

    LE PROJET ITER

    Une enquête publique vient d’être ouverte sur l’autorisation de création de l’installation nucléaire de base « ITER »

    Pour le moment, deux types d'actions contre ce projet sont en cours:

    - Envoyer une lettre à la commission d'enquête

    http://groupes.sortirdunucleaire.org...u-president-de

    - Participer à la cyberaction d'ici au 18 juillet

    http://www.cyberacteurs.org/cyberact...ion.php?id=337

    Pour avoir des informations sur ITER et l'enquête publique:

    http://groupes.sortirdunucleaire.org...nt-de-dire-NON
    page en cours de construction

    http://www.youtube.com/user/carobioJ.../0/EQe7v6uabIQ
    VIDEO ITER: La grande Illusion ?
    Conférence débat de Michèle RIVASI et Jean marie Brom /Mai 2011
    réalisation:Carobio JRI


    Pour rejoindre la coordination contre ce projet, ou pour de plus amples informations:

    L'association Médiane
    a.mediane@aliceadsl.fr

    et/ou

    Carobio
    carobiojri@orange.fr
    Last edited by Kvatch2nice; 14/07/2011 at 03:38.

  2. #2
    Orlovi Power
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    LES PRO ET LES OPPOSANTS AFFÛTENT LEURS ARGUMENTS
    21-07-2011

    ...


    L’enquête publique sur Iter met en lumière les points de désaccords entre opposants et pro-Iter. Récapitulatif sur les points de vue des uns et des autres.

    Après le débat public en 2006, sur les enjeux d’Iter, cette réalisation connaît une nouvelle phase de concertation avec l’enquête publique actuellement en cours. Cette dernière devait prendre fin le 20 juillet, elle a été prolongée par le Préfet jusqu’au 4 août afin de permettre à tous de s’exprimer, de s’informer sur ce dossier d’ampleur internationale.
    Les Verts, hier, à Manosque, ont demandé au président de la commission d’enquête de donner un avis défavorable.
    Le collectif Stop Iter avance plusieurs éléments pour exprimer son refus d’Iter.
    Il s’appuie en premier chef sur les propos du Prix Nobel de physique japonais Masatoshi Koshiba : « ITER est extrêmement dangereux du point de vue de la sûreté et de la contamination environnementale.(...) Le tritium est hautement toxique avec une dose mortelle de 1mg ».


    Des effets du tritium


    Et de poursuivre : les 2 kg de tritium présents dans Iter « pourraient tuer 2 millions de personnes.(...) Le flux radioactif de 2 kg de tritium est à peu près du même niveau que celui produit par l'accident de Tchernobyl ».
    Le collectif d’ajouter : « Aujourd'hui dans les documents d’Iter organization, on peut lire que 4 kg de tritium, combustible d’Iter, seront présents en permanence sur le site ».
    Michel Claessens, en charge de la communication pour Iter, indique : « La conception d’iter est telle que, même en cas de brèche accidentelle dans le Tokamak, les niveaux de radioactivité à l’extérieur de l’enceinte seraient encore très faibles. Le Rapport préliminaire de sûreté d’Iter inclut une analyse des risques et événements susceptibles d’entraîner des accidents dans l’installation. Pendant l’exploitation normale, l’impact radiologique d’Iter sur les populations les plus exposées sera mille fois inférieur au rayonnement ionisant naturel. Dans les scénarios les plus pessimistes, comme un incendie dans l’installation de traitement du tritium, aucune évacuation des populations avoisinantes ou autre contre-mesure ne serait nécessaire ».
    Le collectif dénonce, entre autres, le fait qu’Iter produirait, selon lui, plus de 30 000 tonnes hautement radioactives durant 400 à 800 ans.
    C’est un tout autre point de vue qu’avancent, depuis des années, les scientifiques travaillant sur Iter, pour eux : « Pendant les vingt années que durera la phase opérationnelle du projet, Iter produira quelque 1 200 tonnes de déchets. Les déchets issus du démantèlement seront constitués à 90% de déchets de très faible, faible et moyenne activité à vie courte. Au terme de 100 ans de décroissance naturelle, 6 000 tonnes de déchets conditionnés subsisteront-l’équivalent d’un cube de 10 mètres d’arête ».


    Iter et le Tsunami


    Les opposants avancent également le retard que va prendre ce projet suite au Tsunami. Ce à quoi Iter rétorque : « Le séisme et le tsunami qui se sont produits au Japon le 14 mars 2011 ont affecté certaines des installations qui doivent fabriquer des éléments destinés à Iter. Les bâtiments qui abritent les équipements de test des aimants supraconducteurs et des faisceaux de neutrons, notamment, ont été sérieusement touchés. Les autorités japonaises estiment qu’un retard d’une année dans la livraison de certains éléments clé d’Iter doit être envisagé.
    Dans, ce cadre, et dans le cadre de ses responsabilités, Iter Organization annonce qu’elle « mettra tout en œuvre pour limiter l’impact de cette catastrophe sur son calendrier. Une petite équipe d’experts a été dépêchée au Japon pour contribuer à l’évaluation des dommages sur les bâtiments et les équipements. Un plan stratégique destiné à sauvegarder le calendrier prévu sera élaboré d’ici le début du mois d’octobre 2011 ».
    Le coût est un autre sujet de polémique. « Sur la base de l’évaluation réalisée par l’Union européenne, on peut estimer à 13 milliards d’euros le coût de la construction d’Iter pour l’ensemble des membres du projet ». Et de rappeler : « Iter est financé par les sept pays, ou groupe de pays, membres du projet : la Chine, l’Union européenne (plus la Suisse au titre de sa participation à Euratom), l’Inde, le Japon, la Corée, la Russie et les Etats-Unis. Au total, le coût du projet Iter est partagé par 34 pays ».

    Le Collectif Stop Iter comprend : Médiane pour sortir du nucléaire (Pertuis 84), Comité de Défense de l'environnement de Jouques et Peyrolles (13), Agir Santé Environnement (La Tour d'Aigues 84), Association pour les Energies renouvelables et l'Ecologie (Apt 84), Association pour la Promotion des Techniques Ecologiques (Mérindol 84), Attac Sud Luberon (84), Pays d'Aix Ecologie (Aix 13), Apt Initiative Environnement (Apt 84), Confédération Paysanne France, Association Santé Environnement France, Arc Environnement, Bio consom'acteurs Provence, Europe Ecologie-Les Verts, Nouveau Parti Anticapitaliste, Partit Occitan, les Alternatifs
    Avec le soutien de Greenpeace
    Last edited by Kvatch2nice; 01/08/2011 at 11:48.

  3. #3
    Orlovi Power
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    La petite histoire su Nucléaire français, trouvée sur Naturavox, auteur: René Hamm




    Atomes très crochus...




    Article publié le 27 juillet 2011


    L’amorce d’une sortie résolue du nucléaire n’étant, malheureusement, point imminente sous nos latitudes, il ne me semble nullement superfétatoire de remémorer brièvement les circonstances dans lesquelles les irresponsables au sommet de l’exécutif engoncèrent la France dans cette voie aussi dangereuse qu’onéreuse.
    Atomes très crochus...


    Si la genèse du nucléaire hexagonal reposa sur un usage militaire, son histoire irrigue, de manière fort édifiante, celle de « la gauche » (lorsque j’emploie ce vocable dans un contexte politique, je l’entoure systématiquement de guillemets).

    Le 4 mai 1939, le physicien Frédéric Joliot, membre du Parti communiste, déposa via la Caisse nationale de la recherche scientifique (Paris) à l’Office national de la propriété industrielle, en compagnie de ses collègues du Collège de France, Hans von Halban et Lew Kowarski, le brevet « Cas N° 3 », intitulé « Perfectionnement aux charges explosives », le mode d’emploi de la bombe A. Sous son égide, la France acquit l’intégralité de l’eau lourde norvégienne et s’assura de l’approvisionnement en uranium dans le Haut-Katanga (Congo) ; elle devint la première importatrice de ce minerai. Le co-lauréat, avec son épouse Irène, du Prix Nobel de chimie, en 1935, dirigea, dès sa création, le 18 octobre 1945 par le général Charles de Gaulle, le Commissariat à l’énergie atomique. Il en fut évincé après qu’il eut lancé, le 19 mars 1950, l’Appel de Stockholm afférent à l’interdiction absolue de l’arme de destruction massive dont il apparut, avec les physiciens d’obédience socialiste, Francis Perrin et Yves Rocard, comme un des géniteurs. Taraudé par ce que je qualifierais de « syndrome Frankenstein/Einstein », le concepteur de la pile « Zoé » au fort de Châtillon (à cinq kilomètres au sud de la capitale) réalisa avec effroi l’incommensurable nocivité de son « œuvre ». Le décret du 26 octobre 1954, signé par Pierre Mendès-France, président du Conseil, matérialisa noir sur blanc la détermination de construire le terrifiant engin de mort. Guy Mollet, qui cornaqua, sous la bannière de la Section française de l’Internationale ouvrière, le gouvernement entre le 1er février 1956 et le 13 juin 1957, acquiesça au plan quinquennal incluant la force de frappe, alors qu’il avait longtemps prôné une position « pacifiste », majoritaire dans sa formation.



    Pas d’un iota




    Au printemps 1976, Charles Hernu, qui ne se doutait pas encore qu’il deviendrait, cinq ans plus tard, le chouchou des galonnés, Robert Pontillon, Jean-Pierre Chevènement, Didier Motchane et Lionel Jospin achevèrent, au fil de motions internes aux tournures plutôt floues, de convertir le PS au nucléaire militaire. L’adhésion au volet civil suivrait incessamment. Au préalable, à l’aube d’un scrutin que beaucoup considérèrent comme crucial, il convenait de se démarquer du giscardisme. Le projet socialiste, édité au 1er trimestre 1980, insista sur « l’organisation d’un débat démocratique, non biaisé », impliquant « une opinion informée disposant d’un esprit critique… ». La nouvelle majorité voterait dès son accession aux leviers de l’État une loi garantissant « les modalités de contrôle des citoyens et des élus sur le processus de décision », tant nationalement que régionalement, y compris dans le domaine de la sûreté nucléaire. Ces points figurèrent également dans les fameuses « 110 propositions », dont les auteurs promirent de veiller à une diversification du panel, de pair avec une vaste palette d’économies d’énergie… Au lieu de cela, les gouvernants propagèrent le chauffage électrique, une de ces aberrations d’envergure qui germent régulièrement dans le cerveau déjanté de bureaucrates patentés et de leurs hommes-liges. Si aujourd’hui la France végète, à l’échelle de la « vieille Europe », en queue de peloton quant à la promotion des sources renouvelables, nous le devons essentiellement à celles et ceux qui jurèrent, avec des accents rimbaldiens, de « changer la vie » !...

    François Mitterrand abandonna simplement le projet de Plogoff (1), à la pointe du Raz (Finistère) de même que l’extension du camp dévolu aux jeux guerriers sur le plateau du Larzac. Assumant pleinement « l’héritage » de ses prédécesseurs (2), le « florentin », maître ès-esquive et manipulation, s’empressa non seulement d’enterrer le moratoire, comme l’idée d’une consultation du Parlement et a fortiori des citoyen(-ne)s, mais il accéléra les constructions en cours, en commanda d’autres, tout en ne modifiant pas d’un iota l’option de la dissuasion. Je rappelle qu’Anne Lauvergeon, récemment blackboulée par Nicolas Sarkozy des rênes d’AREVA, fut une sherpa et une groupie du « sphinx ».

    Nous avons loupé le coche du nécessaire tournant à l’été 1981, lorsque l’électricité d’origine nucléaire représentait 38% du « mix ». Au terme de la première (et unique) législature socialo-communiste sous la cinquième République, le chiffre avoisina les 60%. Après la cohabitation du 20 mars 1986 au 10 mai 1988, avec Jacques Chirac à Matignon, le retour du PS aux affaires (jusqu’au 29 mars 1993) coïncida avec le quasi-bouclage du parc des centrales. Depuis, la proportion du courant généré par la fission ne variera plus guère : entre 75 et 78%, peu ou prou le double de « l’état des lieux » initial. La nomination de deux Verts au sein du cabinet de Lionel Jospin en qualité de Ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Dominique Voynet (4 juin 1997 – 9 juillet 2001), puis Yves Cochet (10 juillet 2001 – 5 mai 2002), n’impulsa aucune esquisse d’alternative. L’actuelle maire de Montreuil signa une dizaine de décrets concernant cette occurrence, par exemple l’introduction du combustible MOX dans les installations de Chinon (Indre-et-Loire) et l’érection de deux tranches à Civaux (Vienne) ou encore l’autorisation d’un chantier en vue de l’enfouissement éventuel de déchets radioactifs à Bure (Meuse)… Elle avalisa par ailleurs la culture de maïs et d’un soja transgéniques…



    Addictions




    Édith Cresson dont les diverses malversations (corruption, favoritisme, népotisme…) ne pesèrent pas pour peu dans la chute, le 16 mars 1999, de la Commission européenne présidée par le Luxembourgeois Jacques Santer, se singularisa de manière éhontée par ses partis pris en faveur des géants atomique et pétrolier. Alors qu’elle avait notamment en charge à Bruxelles le programme « JOULE », miss « rien à cirer » sabra sciemment, avec le concours de collaborateurs zélés, 655 millions de F budgétés pour les énergies renouvelables. Des hauts-fonctionnaires tripatouillèrent des études portant sur 936 projets, solaires ou éoliens, en provenance de toute l’Europe. Grâce soit rendue à l’Irlandaise Nuala Ahern et aux Allemands Hiltrud Breyer et Wilfried Telkämper (3), élu(-e)s de la fraction verte au Parlement strasbourgeois, qui dévoilèrent ces ignobles turpitudes demeurées impunies.

    Dans leur essai, Les vies cachées de DSK (Le Seuil, mars 2000, 249 pages, 18,30 €), Véronique Le Billon et Vincent Giret, journalistes au mensuel L’Expansion, consacrent le chapitre « Ministre privé » à certaines prestations « intellectuelles » exécutées par Dominique Strauss-Kahn. On y apprend ses accointances, aussi vénales qu’idéologiques, avec le lobby nucléaire. Après sa défaite aux législatives de mars 1993, le recalé de l’ÉNA créa DSK Consultants. Entre 1994 et 1996, EDF lui versa environ 1,5 million de francs, en particulier pour avoir favorisé la coopération franco-allemande sur l’EPR (Siemens/Framatome). Il se ficha comme d’une guigne que la Cour des comptes l’épinglât pour le montant de ses émoluments. De la Cogéma, le natif de Neuilly-sur-Seine palpa quelque 600 000 francs pour des interventions auprès de députés sociaux-démocrates qu’il s’agissait de convaincre quant à l’opération susvisée. Il « pigea » aussi pour l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. Au total, il perçut jusqu’en 1997 en moyenne 200 000 francs par mois pour quelques rapports, courriers, entretiens de visu et coups de fil… Alors que son… addiction à…l’atome lui avait rapporté gros, quelques-un(-e) de ses affidé(-e)s prétendent que l’ex-ponte du FMI envisageait un désengagement de ce mode de production énergétique. Bien avant les événements survenus, le 14 mai dernier, dans la suite 2806 du Sofitel de Manhattan, celui qui avait trop longtemps entretenu la fiction quant à son pouvoir de « séducteur » quasi irrésistible avait déclaré qu’il « n’est pas souhaitable que l’humanité y renonce… » (4). Pas au harcèlement sexuel, au nucléaire !...

    Après l’accident survenu à Fukushima, suite au séisme et au tsunami du 11 mars dernier, irritée par la résurgence de la polémique autour d’une technologie de toute évidence guère maîtrisable en cas d’emballement et potentiellement à très haut risque, Ségolène Royal avait reproché aux écologistes de ne pas respecter un « délai de décence ». Benoît Hamon demande un « inventaire précis ». Je l’affranchis ? La France compte cinquante-huit réacteurs d’une puissance globale de 63260 mégawatts (quarante-quatre sur les berges d’un cours d’eau, quatorze en bord de mer) répartis sur dix-neuf sites. Seuls les States la devancent : cent quatre. Jack-« Il n’y a pas mort d’homme »-Lang ne craint pas d’être foudroyé par le ridicule en pérorant sur une « énergie pacifique, non-polluante ».

    François Hollande estime qu'abandonner une industrie « où on est sans doute les meilleurs » (sic) serait « ni économiquement sérieux, ni écologiquement protecteur, ni socialement rassurant ». On concédera au moins au président du Conseil général de Corrèze une franchise qui tranche avec les louvoiements chafouins d’autres hiérarques siégeant au 10 rue de Solférino.

    Aurélie Filippetti, députée de la Moselle, a pris sans ambiguïté ses distances avec la position du bureau national, une « vision dépassée » (5). Elle a exhorté ses « amis socialistes à une prise de conscience ». Mouais ! Martine Aubry a sonné les cloches à la franc-tireuse, non sans indiquer qu’elle adhère à la « logique des Verts en la matière ». Une sortie au mieux d’ici vingt ans, donc ! Eu égard à l’urgence d’un revirement et d’une reconversion, une telle échéance, que la fille de Jacques Delors aurait néanmoins du mal à vendre à ses ouailles, équivaut aux calendes grecques…

    René HAMM

    Bischoffsheim (Bas-Rhin)

    Le 9 juillet 2011



    (1) Le 16 mars 1980, 50 000 personnes manifestèrent à l'occasion de la clôture de l'enquête d'utilité publique. Le week-end des 24 et 25 mai, près de 150 000 opposant(-e)s se rassemblèrent face à la Baie des trépassés, quelque 60 000 restèrent pour un fest-noz. Je signale le documentaire en 16 mm de Nicole et Félix Le Garrec, Plogoff : des pierres contre des fusils (112 minutes), sorti le 19 novembre 1980, qui avait attiré 250 000 intéressé(-e)s dans les salles obscures, ainsi que l’ouvrage de Gérard Borvon, Plogoff, un combat pour demain, paru le 15 juin 2004 aux Éditions Cloître à Saint-Thonan (Finistère), 224 pages, 19 euros chez l’auteur, animateur de l’association S-Eau-S : 20 rue des frères Mazéas 29800 Landerneau.

    (2) Le 5 mars 1974, le premier ministre Pierre Messmer, disposant des pleins pouvoirs en raison de la maladie du Président Georges Pompidou (qui s’éteignit, le 2 avril suivant), lança la construction de la première ligne de TGV reliant Paris à Lyon et un gigantesque programme prévoyant six réacteurs par an pendant une décennie. Valéry Giscard d’Estaing en appliqua une partie.

    (3) Le 16 juin 2007, il a adhéré au parti Die Linke (La Gauche). Depuis le 1ellet 2010, il préside aux destinées du Centre pour le dialogue international et la coopération, une entité de la Fondation Rosa Luxemburg, à Berlin.r jui

    (4) La flamme et la cendre, Grasset, janvier 2002, 395 pages, 20 €. Dans cet assemblage de deux vocables que le thuriféraire de « l’économie de marché » avait récupérés dans un discours de Jean Jaurès, je perçois aujourd’hui, sans persiflage excessif, une métaphore de sa trajectoire, tant politique que privée…

    (5) Le Monde du 16 mars 2011. Le 8 avril, celle qui évitait de se retrouver seule avec DSK dans un endroit fermé avait signé, avec Christophe Caresche, Jean-Paul Chanteguet, et Géraud Guibert, dans le quotidien vespéral une tribune titrée « Sortons du nucléaire ».
    René HAMM

  4. #4
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    Nucléaire français : soyez sans inquiétude - Le jeudi 30 juin 2011

    "Contamination radioactive à Saint-Maur-des-Fossés."

    "La ville de Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val de Marne,
    est contaminée par des déchets nucléaires issus de la
    fabrication des bombes atomiques. Une forte pollution
    radioactive au tritium touche en effet une zone résidentielle,
    contaminant l’environnement et les riverains jusqu’à plusieurs
    centaines de mètres de la source." Mais n’ayez pas peur.
    Vraiment, n’ayez pas peur. Il n’y a rigoureusement aucun risque.

    Un reportage d’Inès Léraud--> http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2217

  5. #5
    Orlovi Power
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    Urgent - Explosion à l'installation nucléaire de Marcoule - 1 mort et 4 blessés



    Un four a explosé sur le site nucléaire de Marcoule dans une installation appartenant au groupe EDF, dans le Gard, lundi 12 septembre à 11H45. Cette information a été rendue publique 2 heures après l’accident. Ce site comporte de très nombreuses installations nucléaires, stocke de grandes quantités de déchets radioactifs et manipule du combustible MOX, donc du plutonium.

    Pour l’instant, aucune mesure de protection de la population n’a été prise par les autorités. Le site de l’explosion se situe à 200 m du Rhône, 7 km d’Orange (30 000 habitants), 22 km de Carpentras (30 000 habitants), 27 km d’Uzès (8 000 habitants) et 28 km d’Avignon (115 000 habitants). L’équipe du Réseau "Sortir du nucléaire" se mobilise pour trouver des informations fiables à communiquer aux populations locales.

    Dans l’attente, notre inquiétude se concentre autour du risque de contamination radioactive : Claude Guéant, notre ministre de l’Intérieur, affirme qu’il n’y aurait pas de fuite radioactive. L'explosion du four a t-elle mise en cause l'intégrité du système de confinement du bâtiment et de filtration des éléments radioactifs ? Comment notre ministre peut-il affirmer qu’il n’y a aucune fuite ? Des mesures ont-elles été effectuées sur le site ?

    En savoir plus : http://www.sortirdunucleaire.org/

  6. #6
    princesse
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    Incident mortel à Marcoule, mais pas de fuite nucléaire
    Par lefigaro.fr, Avec AFP, Guillaume Mollaret


    Aucune fuite radioactive n'a été signalée sur le site de Marcoule. L'accident, qui est désormais «terminé», a fait également fait quatre blessés.


    L'explosion d'un four d'une installation nucléaire située proche du site de Marcoule, dans le Gard, a fait lundi un mort et quatre blessés, dont un grave.

    Un périmètre de sécurité a été installé, mais l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et EDF assurent que l'accident n'a provoqué aucune fuite radioactive ou chimique à l'extérieur de l'installation Centraco de Codolet.

    «Il s'agit d'une explosion d'un four servant à fondre les déchets radioactifs métalliques de faible et très faible activité», a indiqué l'ASN. L'Autorité a déclaré à 16h15 que «l'accident était terminé» et qu'elle «suspendait son organisation de crise».


    D'après nos informations, deux scenarii sont privilégiés : celui d'une explosion due à la présence de liquide sur des métaux. Une rapide montée en chaleur ayant provoqué la déflagration ; ou celui d'un corps gazeux emprisonné dans une poche.

    «Un accident industriel, pas un accident nucléaire»


    http://www.lefigaro.fr/actualite-fra...re-du-gard.php


    Ils peuvent raconter ce qu'ils veulent mais en France les incidents nucléaire se multiplient.
    Last edited by princesse; 13/09/2011 at 10:52.

  7. #7
    Orlovi Power
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    Areva-Socatri condamnée pour pollution des eaux : une victoire juridique sans précédent !




    Vendredi 30 septembre
    , la Cour d’appel de Nîmes a condamné AREVA-SOCATRI pour pollution des eaux, à la suite de l'appel déposé notamment par le Réseau "Sortir du nucléaire". Cette condamnation sans précédent fait suite aux fuites radioactives détectées sur le site nucléaire du Tricastin, en juillet 2008.

    Situé entre Valence et Avignon, le site nucléaire du Tricastin regroupe à la fois des installations de traitement du combustible et 4 réacteurs électronucléaires en fonction. La société SOCATRI, localisée sur ce site, assure la maintenance et le démantèlement de matériaux radioactifs, ainsi que le traitement des effluents nucléaires et industriels des sociétés AREVA du Tricastin.

    Le 8 juillet 2008 au matin, les employés de l’usine SOCATRI se sont aperçus qu’il existait une fuite au niveau du système de rétention de la cuve. Une partie du liquide radioactif s’est répandu sur le sol et dans le canal adjacent.Plus de 74 kg d’uranium, matériau hautement radioactif et qui nécessite plusieurs centaines de millions d'années pour perdre la moitié de sa radioactivité, ont ainsi été rejetés dans les cours d’eau avoisinants. 30 m3 d’effluents chargés d’uranium ont contaminé les eaux superficielles, privant la population d’eau potable, et polluant des lieux de baignade fréquentés. Selon une évaluation effectuée à l'époque par la CRIIRAD, la pollution correspondait à 27 fois la limite annuelle des rejets autorisés.

    Le Réseau “Sortir du nucléaire“, de même que de nombreuses associations et citoyens, ont déposé plainte et se sont constitués partie civile. Le 14 octobre 2010, le tribunal correctionnel de Carpentras a condamné AREVA-SOCATRI pour retard de déclaration d'incident mais l'a relaxée du délit de pollution des eaux. Cette décision a donc été contestée en appel.

    L'audience a eu lieu le 16 juin 2011, à la Cour d'appel de Nîmes
    . Elle a permis, à nouveau, de mettre en lumière les graves négligences qui sont à l’origine de l'accident de 2008. L'affaire a été mise en délibéré et le verdict a finalement été rendu le 30 septembre 2011. AREVA-SOCATRI a enfin été reconnue coupable du délit de pollution des eaux, en plus de sa condamnation pour retard dans la déclaration d'incident. Elle est condamnée à payer une somme d'un total de plus d'un demi-million d'euros : 300 000 euros d'amende et 230 000 euros de dommages et intérêts soit 160 000 euros à l'ensemble des associations et 70 000 euros aux particuliers.

    Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite d'un tel verdict, et espère que cette décision ouvrira la voie vers la fin de l'impunité des pollutions nucléaires.
    Last edited by Kvatch2nice; 01/10/2011 at 13:04.

  8. #8
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    Quote Originally Posted by princesse View Post
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    Ils peuvent raconter ce qu'ils veulent mais en France les incidents nucléaire se multiplient.
    C'est juste !

    Hier matin j'ai parlé avec un responsable qualité dans le nucléaire, il me raconté comment ils ( les grands groupes ) étouffés les "incidents banales" des usines nuc et comment il ( le responsable qualité ) avait une tonne de choses à faire depuis l'incident de Fukushima ... effectivement, beaucoup de normes et autres ont été mis à jours depuis l'accident. Car l'accident de Fukushima peut bien entendu se produire en France ( peut être pas un tremblement de terre suivi d'un tsunami ... mais d'autres cas de figures sont possibles ! )

    Après ce n'est qu'un "témoignage" ce n'est que subjectif .... mais ça montre quand même que certaines entreprises nucléaires n'était pas aux "normes"(1)

    1: encore faut il savoir qu'elle est la norme dans le nucléaire ... soit on accepte le nucléaire avec ses risques soit on et contre....

  9. #9
    VIP Orlovi Ankalogon's Avatar
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    ------------------------------------------------------------------------------
    ... Prenons le cas du plutonium.
    Nous sommes en train d’en accumuler partout dans le monde,
    mais nous ne savons absolument pas quoi en faire. Si vous en
    inhalez ne serait-ce qu’un millionième de gramme, vous êtes mort...

    Suite --> Peut-on vraiment démanteler une centrale nucléaire ?
    http://www.bastamag.net/article1863.html
    ------------------------------------------------------------------------------

  10. #10
    Orlovi Power
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